La création d’un site web est semée d’embûches. Voici un guide des 27 erreurs les plus fréquentes et de solutions (et outils) possibles pour parer à ces erreurs.

Les 5 chapitres couverts par ce guide sont :

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Les erreurs classiques de la création d'un site web.

Cet article n’a pas pour but de vous décourager. Un ami m’a récemment dit la phrase suivante. Cette dernière s’applique parfaitement au développement web selon mon expérience :

D’abord, faites les choses. Puis, faites les choses mieux. Enfin, faites les choses bien. Mais ne commencez jamais par vouloir faire les choses parfaitement.

Mettre en place une stratégie web pour un site internet

Avant de se lancer, mieux vaut formaliser quelques éléments afin de ne pas se retrouver dans l’impasse plus tard.

Il ne s’agit pas de refréner l’enthousiasme que l’on peut ressentir au commencement d’un nouveau projet, mais bien de prendre un pas de recul et de mettre sur papier les éléments qui serviront de fondation à la suite du projet.

1. Ne pas connaître ses clients

Connaître ses clients est probablement la chose la plus importante à faire dans le cadre d’une stratégie web.

A l’inverse, ne pas connaître (ou formaliser) les caractéristiques de son client potentiel implique le risque de ne pas cibler les bonnes personnes. Cette base sera nécessaire lors de la création de contenu, ainsi que lors de la promotion du site internet.

Une situation courante consiste à lancer un projet parce que le sujet nous plaît. C’est bien. Mais si ce sujet ne correspond pas à un marché potentiel (à la problématique d’une audience), il est inutile de s’attendre à recevoir du trafic.

Une manière courante de formaliser un profil d’utilisateur est d’utiliser la notion de « personas ». Il existe de nombreux sites proposant des démarches à ce sujet (ex. deux.io, definitions-marketing).

Voici notre version du personas (n’hésitez pas à la télécharger ou à la partager).

Construire un personas permet de mettre sur papier le profil d'un client potentiel.

Le « personas » est un concept marketing qui permet de formaliser les caractéristiques d’un client potentiel (un prospect).

Il est courant de cumuler plusieurs personas (correspondant à plusieurs audiences) pour émettre un même site. On utilise alors généralement la notion de « landing page » (LP) pour cibler de manière plus précise ces différentes personnalités.

2. Omettre d’observer la concurrence

Tout comme la connaissance de son client potentiel, connaître ses concurrents est une étape importante de la stratégie web.

Ne pas le faire risque de vous entrainer dans un terrain trop compétitif et donc potentiellement impossible à conquérir.

Au contraire, évaluer correctement la concurrence permet de positionner un site internet dans une niche pouvant être inexploitée par d’autres acteurs.

Une stratégie web sera différente dans un environnement ultra compétitif (comme celui de la rencontre par exemple) que celle appliqué à une thématique de niche (comme la documentation d’une maladie rare et orpheline). Ce point est particulièrement valable pour la phase de promotion d’un site internet.

Utiliser un diagramme « SWOT » par exemple, permet de représenter le positionnement de concurrents, ainsi que leurs forces et faiblesses. Dans un deuxième temps, cet exercice permet de choisir consciemment un positionnement à adopter au regard de la concurrence d’un marché donné.

Analyse SWOT

Utiliser une analyse de type « SWOT » permet de représenter l’activité de concurrents potentiels.

Du côté des outils, il existe beaucoup de manière d’obtenir de l’information sur ses concurrents. En voici quelques unes :

  • Recherche Google, utilisant les termes sur lesquels votre produit se positionne.
  • L’outil SimilarWeb permet d’identifier des sites ayant le même type d’activité qu’un autre site (le votre ou celui d’un concurrent par exemple).
  • L’outil ahrefs (outil payant) propose une liste de concurrents potentiels (« Site explorer »-> « Competing domains » et « Competing pages »)

4. Ne pas penser « local »

En juillet 2014, Google lançait une nouvelle mise à jour de son algorithm nommée « Pigeon » (article en anglais), suivie en 2016 par Opossum. L’objectif de ces mises à jour était de rendre les résultats de recherches plus sensibles au caractère local d’un besoin.

Ne pas penser « local » de nos jour est une erreur qui peut couter cher. Surtout si vous êtes actifs dans une activité dont le caractère géographique est important (ex. site de vente, service proposés à un endroit donné – la photographie par exemple -, …).

L’image ci-dessous montre à quel point les résultats locaux sont mis en avant par Google (il en est de même pour Bing).

Google favorise les sites "locaux"

Que ce soit dans les résultats payants (Adwords) ou naturels (y compris les résultats enrichis de types « cartes » par exemple), Google favorise les sites permettant une localisation géographique.

Dans le cadre de la mise en place d’une stratégie web, pensez à la localisation de vos produits (« quel produit est disponible où »). Si un produit est disponibles dans plusieurs régions, effectuez une matrice « produits » vs « localités ».

Ces éléments pourront être utilisés dans la réalisation technique de votre site par la suite, via (entre autres) les éléments suivants :

    • Création d’un profil business
    • Création de landing pages spécifiques pour un lieu et un produit (les intersections de votre matrice de produits)
    • Création de campagnes de promotion ciblées
    • Mise en place de micro-data (schemas.org)

5. Penser devenir riche en quelques semaines ou mois

Ce point est important car beaucoup de fausses idées circulent sur internet. Un site web n’est pas une formule magique pour devenir riche en un claquement de doigts.

Voici l’exemple d’un site lancé en octobre 2014. Il a fallu un an à ce site pour atteindre une vitesse de croisière de 400 à 500 utilisateurs par jour.

Progression du traffic d'un site internet.

La progression d’un site internet dépend de la rigueur et de la stratégie. Il n’y a malheureusement pas de miracle.

(Pour la petite anecdote, ce site perd actuellement de la vitesse et demande à nouveau beaucoup d’efforts pour maintenir un flux constant de visiteurs. L’affaire n’est donc jamais définitivement dans le sac !)

Il existe cependant une bonne nouvelle associée à cela. Si vous arrivez à construire une approche stratégique solide et à maintenir un niveau de rigueur important, cela vous positionnera devant la majorité des sites n’ayant pas suivi cette démarche (et ils sont nombreux !).

Gérer efficacement un projet de site internet (conception et implémentation )

Une fois la stratégie web mise en place, encore faut-il l’executer correctement. Depuis les débuts de l’histoire de l’informatique, une proportion importante des projets échoue à cause d’un manque de gestion de projet.

Le site Planzone estime que seuls 39% des projets aboutissent de manière satisfaisante. 43% seraient en retard, hors budget ou défaillants. 18% ne verraient jamais le jour.

6. Manquer d’un plan clair

Manquer d’un plan de bataille est un élément extrêmement courant (et une source d’échec tout aussi courante).

La cause de cet oubli est souvent soit une motivation initiale qui nous pousse à nous lancer trop vite, soit l’attrait de la simplicité des outils de création de site web.

Cette motivation et cette facilité d’utilisation sont des avantages importants. Prendre néanmoins le temps de formaliser un plan est crucial. Ce dernier devrait intégrer au minimum 4 volets :

  • Les besoins : les besoins métiers sont listés dans le but de s’assurer que le site web permettra de créer de la valeur (et non pas d’être basé uniquement sur une envie personnelle*).
  • Les objectifs : la sections « objectifs » couvre la manière dont le site devra répondre aux besoin métiers (business).
  • Les critères de succès : les critères de succès identifient les mesures permettant de déterminer si le projet de création de site est un succès ou un échec.
  • Le déroulement (roadmap ou milestone) : le planning permet une articulation des étapes clés à entreprendre pour permettre un bon déploiement du projet.
Modèle de suivi de projet web.

Exemple de fiche de suivi de projet : un bon modèle de suivi de projet internet devrait au minimum couvrir les besoins, objectifs, facteurs de succès et planning.

Ces éléments sont d’autant plus importants si vous décidez de travailler avec un prestataire tiers. 2 conséquences d’un manque de gestion de projet sont souvent constatées dans le cas de l’absence d’un plan :

  1. Le projet ne se termine jamais.
  2. L’analyse de besoins évolue trop fréquemment car elle n’est pas suffisamment aboutie au départ.

*C’est évidemment une option possible. L’objectif de ce document est de couvrir une utilisation « business » d’un site internet.

Un projet qui ne se termine jamais

En anglais, on parle du « never-ending project ».

Il s’agit souvent d’un projet qui a été pensé de manière très complexe à la base et qui ne voit jamais le jour (à cause de sa complexité).

Pour palier à ce problème, fractionnez votre projet en sous projets plus petits (ce que l’on appelle le produit minimum viable ou MVP en anglais – minimum viable product).

Une analyse des besoins défaillante

Il s’agit ici de sites web qui voient le jour mais ne sont pas pensés dans le but d’améliorer l’activité de l’entrepreneur (à savoir de résoudre un besoin client).

Cela arrive quand les besoins n’ont pas été clairement identifiés.

Pour pallier à ce problème, formaliser clairement les besoins auxquels vous voulez répondre (à l’aide de personas par exemple) et fixez-vous des objectifs de succès.

7. Choisir trop rapidement un prestataire (une agence web)

Choisir une agence de communication digitale peut se révéler très cher et ne pas aboutir au résultat souhaiter.

Il existe 4 cas de figure dans lesquels il peut être intéressant de faire appel à un prestataire externe :

  1. On désire ne rien faire par soi-même (par manque de temps ou d’expertise par exemple).
  2. Le site web envisagé nécessite une expertise particulière en terme de design.
  3. Le site web envisagé nécessite des fonctionnalités particulièrement spécifiques et compliquées à implementer.
  4. La promotion du site web est particulièrement difficile, à cause d’un environment compétitif saturé.

Dans tous le cas, il est souvent préférable de ne pas opter pour des offres « packages » et de définir très clairement ce que vous attendez de l’agence. Cela demande un peu plus d’investissement, mais vous vous en sortirez mieux au bout du compte.

Il faut également savoir que vous pouvez quasi-systématiquement négocier avec les agences. N’hésitez donc pas à mettre en place de délivrances intermédiaires par exemple.

Enfin, faites vos recherches et demandez un nombre suffisant d’offres (un dizaine idéalement). Cela permet non seulement de comparer les prix, mais également de vous inspirer des solutions que proposent les candidats.

Deux éléments peuvent vous aider dans vos interactions avec des agences web : les wireframes et les mood boards.

Les wireframes

Les wireframes servent à indiquer de manière schématique les éléments d’une page web.

Les mood boards

Les mood boards servent à représenter le type d’ambiance et d’éléments graphiques qu’un webmaster désire voir apparaître sur son site.

8. Sous-estimer le budget

L’existence d’outils de création de sites très bon marché (ex. Wix, SiteW, …) et de CMS (Content Management System) gratuits (ex. WordPress, Drupal) donne l’impression qu’un site internet ne coûte quasiment rien.

C’est une réalité. Créer un site est devenu très accessible. Cependant, un site professionnel (au-delà des fonctions et du design de base) implique des couts qui n’apparaissent pas directement dans ces solutions (ex. design, promotion, contenu, …).

Le risque associé à un budget trop bas est de se retrouver avec un site à moitié fini (donc inutilisable), tout en ayant dépensé une somme d’argent non négligeable.

Pour pallier à cette éventualité, scindez votre budgets en lots, associés à votre planning par exemple. Cette approche est d’autant plus valable lorsque l’on travaille avec un prestataire externe.

Comment estimer le cout d'un site internet ?

Pour estimer le coût d’un site et éviter de finir avec une plate-forme à moitié développée, il est intéressant d’adopter une approche de lots.

9. Laisser son site à l’abandon après sa publication

Une erreur classique consiste à concentrer ses efforts dans la phase de création du site web et de ne plus travailler dessus par la suite. Il existe une croyance quasi mythique disant que la création d’un site permettra immédiatement d’avoir du trafic et donc de clients.C’est faux !

Un site internet n’est JAMAIS parfait dans sa première version. Il demande des adaptation pour répondre aux besoins clients évoluant. De plus, la publication de contenu participe à la promotion naturelle d’un site web.

Un site web est comme une plante qu’il faut arroser tous les jours.

Marc Mornex

10. Ne pas améliorer la conversion de ses pages

L’entretient continu d’un site web ne s’arête pas à de la publication après son lancement ou à sa mise à jour technique. L’évolution des pages existantes est également un aspect majeur de la performance d’un site web.

Ne pas améliorer de manière continue la performance d’un site web implique le risque de ne pas coller à des changements de comportements d’utilisateurs. Le passage à une utilisation largement mobile est un bon exemple. Un site internet qui n’aurait pas su évoluer vers une version mobile court le risque de voir ses performances drastiquement diminuées à cause d’un changement de comportement dans la consommation de l’information.

Une manière de suivre l’évolution de la santé de ses pages est de suivre attentivement certaines mesures sur des outils comme Google Analytics. Ici, le taux de rebond d’une page est comparé entre deux périodes espacées d’une année.

Comparaison du taux de rebond entre 2 périodes.

Comparer le taux de rebond entre 2 périodes permet d’identifier des actions qui améliorent ou détériorent la performance d’une page. Ici, la comparaison de la même période à 1 an d’intervalle montre une détérioration importante du taux de rebond.

Pour l’anecdote, le taux de rebond particulièrement élevé sur les derniers jours est dû à la mise en place de tests A/B.

Les critères à surveiller

Les critères principaux de performance à suivre (ainsi que les plateformes de suivi classiques) sont :

  • Le taux de rebond (Google Analytics)
  • Le taux de conversion pour vos objectifs (Google Analytics)
  • Le temps passé sur vos pages (Google Analytics)
  • La vitesse de chargement (Google Analytics)
  • Le nombre de pages consultées par session (Google Analytics)
  • Le « ranking » de vos pages (Google Search Console)
  • Le nombre de pages indexées (Google Search Console)

Les tests A/B (et multi-variés)

Afin de mesurer l’efficacité des modifications que vous apportez à vos pages, 2 tests classiques sont à disposition :

  1. Les tests A/B comparent les performances de deux variantes pour établir la plus performante (sur la base de critères définis).
  2. Les tests multi-variés mettent en concurrence de multiples combinaisons de modifications (couleur d’un texte, phrasé, position, …) afin de déterminer une combinaison idéale.

L’outil Google Optimize permet de créer facilement ce type de tests.

Aborder les aspects techniques

Un site web n’est pas un projet technologique. C’est avant tout un projet business.

Ce chapitre sur les considérations techniques apparaît après 2’503 mots concernant d’autres considérations. Se concentrer sur la technique, avant de définir le but, est une erreur fréquente de la conception web.

Même lorsque la conception technique n’intervient qu’une fois les besoins validés, certaines mauvaises pratiques sont constatées.

11. Sur-estimer ses capacités techniques

La première erreur consiste à sur-estimer ses capacités techniques. Développer un site directement à l’aide de php peut être attrayant, mails nécessite des connaissances techniques.

Implémenter des fonctionnalité spécifiques dans un CMS de type WordPress nécessite également de l’expertise technique, même si cette dernière peut être moindre.

Déployer un site WordPress sans modification demande (dans la plupart des cas) une connaissance de la logique d’hébergement et de gestion d’un nom de domaine.

Enfin, l’utilisation d’un outil de création de site web ne nécessite pas de connaissances réelles mais peut être limité dans les fonctionnalisés offertes.

Dans tous les cas, l’important est de définir la bonne adéquation entre les besoins et la solution choisie (ex. un site vitrine sera facilement exécuté sur un système Wix alors qu’un e-commerce ne sera pas adapté à ce type de plate-forme). Si les objectifs ne sont pas réalisables par une plate-forme simple, l’utilisation d’un prestataire de servie est souvent nécessaire.

Avantages et inconvénients des différentes solutions techniques de création de sites web.

Chaque solution technique de création de site web est associée à des avantages et inconvénients. Le point important est de trouver la bonne adéquation entre les besoins et la solution technique choisie.

12. Ignorer les utilisateurs de mobiles (et de tablettes)

Selon le blog du modérateur, le traffic internet se répartissait de la manière suivante en 2017 :

  • 48% sur mobile
  • 47% sur desktop
  • 5% sur tablette

Avec un nombre d’utilisateurs mobiles plus important que sur desktop, on comprend mieux qu’il est absolument crucial de considérer le design et le développement mobile. Le négliger revient à ignorer 50% de son audience.

Cette considération est également valable dans un contexte de promotion naturelle. Depuis la considération à part entière des mobiles par Google en 2015, la notion de « mobile first » dans le cadre de l’indexation et du ranking des URLs ne fait que progresser.

Mises à jour de l'algorithme Google.

Dès 2015, Google inclus la gestion du mobile au coeur de son algorithme. (source : click.co.uk)

Afin de vérifier le caractère mobile d’un site web, certains outils sont particulièrement utiles. En voici quelques uns:

  • Mobi ready : test les bonne pratiques de développement mobile.
  • Page Speed Insight : donne la vitesse de chargement (et des leviers d’amélioration) pour les versions mobiles et desktop d’un site web.
  • Developer tools : les outils de navigation des navigateurs permettent de visualiser un site web en simulant différents navigateurs.

13. Trop valoriser solutions gratuites ou bon marchés

Les solutions gratuites (CMSs du type WordPress ou Drupal) ou peu couteuses (Wix et autres) sont souvent attrayantes. Il faut cependant considérer les 2 limitations suivantes :

  • CMS open-source (de type WordPress) : bien que ces CMSs soient gratuits, leur utilisation est généralement limitée aux blogs très standardisés (et visuellement classiques). Dès lors qu’il est nécessaire d’y apporter des modifications (de design ou de fonctions), des coûts ou de l’expertise technique devront être engagés.
  • Outils de création de sites (Wix et autres) : les fonctionnalités de bases sont gratuites, mais de nombreux services sont payants. Il s’agit par exemple de l’accès à certains templates, l’utilisation d’un URL personnalisé (aspect nécessaire à une vraie présence sur internet) ou l’absence de logo de l’outil. Ces options sont habituellement soumis à un abonnement payant.

14. Ne pas mesurer les succès (et surtout les échecs)

Nous ne vivons plus dans un monde de cartes, mais dans un monde de boussoles. Il est important de constamment savoir vers où nous nous dirigeons.

Ne pas mesurer l’effet de ses actions revient à se promener au hasard dans l’espoir de trouver un restaurant très spécifique. A moins d’un énorme coup de chance, c’est quelque chose qui n’arrivera jamais.

Un site web se comporte de la même manière. Une fois les objectifs business spécifiés, il es important de mesurer toutes les actions entreprises au regard de ces objectifs. Google Analytics permet de configurer ce type d’objectifs (goals) et de mesurer la performance d’un site internet sur cette base. L’amélioration continue des pages existantes passe également par une mesure du succès de ces dernières.

Le suivi des performances web grace à Google Analytics.

Une configuration correcte de Google Analytics permet de suivre des objectifs métiers tout au long de la vie d’un site web.

Pour les cas plus complexes, il est parfois plus utile (et agréable) d’utiliser les fonctionnalité de Google Tag Manager. C’est particulièrement vrai lorsque les objectifs d’un site nécessite le tracking de liens sortants.

16. Faire passer la vitesse au second plan

La vitesse de chargement d’un site internet est un aspect déterminant de son positionnement dans les résultats de recherche, mais également un point central de l’expérience utilisateur.

Vous pouvez vous poser la question vous-même. Combien de temps êtes vous prêt à attendre pour qu’une page se charge dans votre navigateur ? Est-ce que votre réponse est différente pour un ordinateur ou pour un téléphone mobile ?

Il est probable que votre patience soit bien plus faible sur un téléphone. C’est en tout cas ce que montrent les études (article en anglais).

Etonnement, lorsque l’on regarde le temps de chargement d’une page en France en 2016-2017 (voir graphique ci-dessous), les temps affichés restent relativement élevés (6.9 secondes pour la moyenne des médianes). Ceci implique une marge d’amélioration encore importante.

Temps de chargement d'une page internet pour les internautes en France 2016-2017.

Le temps moyen (moyenne des médianes) de chargement d’une page web en France en 2016-2017 est de 6.9 secondes.

Il existe plusieurs outils permettant de mesurer la vitesse d’un site internet et de l’améliorer en conséquence. 2 d’entre eux sont :

17. Se contenter du http (à défaut de https)

Se contenter d’un site en http n’est plus une option viable en 2018. Https est l’unique chemin à suivre.

Au delà de la notion de « ranking factor » (=signal pris en compte par les moteurs de recherche pour établir leur ordonnancement), la sécurité d’un site web est un aspect majeur de l’expérience utilisateur. Le site SEMRush relève une statistique intéressante : 69% des américains expriment une peur de se faire pirater leur carte de crédit par des hackers et 64% expriment la même peur quant à leur email ou leurs mots de passe.

Cette inquiétude implique une réelle responsabilité de la part des éditeurs de sites internet et le protocole SSL (https) fait partie des dispositifs à mettre en place pour y répondre.

En Europe, 87% de la population estime que la cybercriminalité représente un défi « assez important » ou « très important » pour l’union européenne.

Importance de la cyberciminalité en Europe

En tant que webmaster ou éditeur de site, vous avez plusieurs moyen de répondre à cette problématique :

  • Création d’un certificat SSL et de redirections https manuelles
  • Utilisation de fonctionnalités proposées par votre hébergeur
  • Utilisation de fonctionalités proposées par un CDN (ex. CloudFlare ou MaxCDN) – ces systèmes jouent également un rôle important dans la rapidité d’un site web.

18. Ne pas mettre son site internet à jour

Les utilisateurs de CMSs tels que WordPress ou Drupal oublient fréquemment de mettre leur sites à jour, provoquant au mieux des défauts de fonctionnalité et au pire des failles potentiellement importantes de sécurité.

La mise à jour d’un site concerne 3 types d’actions (ce point se concentre sur le troisième type de mise à jour) :

le site du plugin de sécurité Wordfence (article en anglais) publie une statistique des vulnérabilités les plus importantes du CMS WordPress. Sans surprise, il s’agit des plugins qui sont le plus souvent incriminés (voir graphique ci-dessous).

Statistiques des attaques et failles connues de WordPress.

Les failles des CMSs (ici WordPress) impliquent de manière prédominante les plugins installés.

En tant que webmaster, vous pouvez vous protéger en suivant 2 règles simples :

  • Privilégiez l’utilisation de plugins utilisés pas un grand nombre de clients et maintenu de manière fréquente par leur éditeur.
  • Mettez vos composants à jour de manière fréquente (surtout les plugins, thèmes et système « core »).

En plus des mises à jour relatives au CMS, il est parfois important de mettre à jour le logiciel permettant d’interpreter le code source (php dans la plupart des cas). Pour ce faire, il est généralement possible de se renseigner auprès de son hébergeur.

Les outils de création de sites web tels que Wix ne sont pas sujet à ce type de mise à jour.

Le contenu et le design (piliers d’une présence en ligne)

Le contenu et le design des sites ont trop souvent été négligés pour se concentrer sur la « prouesse » technique du développement informatique. Aujourd’hui, ils sont inévitables, formant le coeur de l’expérience utilisateur.

Nombreux sont les concours de designs web pour attester de cette tendance. Plus que ça, l’insistance continue de Google sur le contenu (« content is king ») montre l’importance de ces aspects.

19. Reléguer le contenu au second plan

Produire du contenu doit suivre un plan bien établi, afin de transformer une valeur créative en un atout business.

Si vous vous êtes déjà plongé dans la rédaction web, vous savez à quel point il est facile d’abandonner rapidement… L’effort de rédaction est difficile à maintenir sur la longueur s’il n’est pas associé d’un réel plan.

Ce constat est encore plus valide lorsque l’on sait que les contenus longs (article en anglais) sont bien mieux appréciés par les utilisateurs et les moteurs de recherche.

Ce site par exemple n’échappe pas à la règle. L’ambition initiale était de créer 2 à 3 articles par semaine. Sous la charge importante, nous avons fait appel à des rédacteurs tiers.

C’est une autre erreur si l’éditeur du site n’a pas la capacité ou le temps d’établir des briefs précis. C’était notre cas, puisque nous pensions que la rédaction freelance était une sorte de solution magique à notre question.

Ca ne l’a pas été. Au lieu de cela, nous avons diminué la fréquence et établi un plan, dans le but de produire des articles moins fréquents mais de bien meilleure qualité.

Le blog Hootsuite articule une démarche intéressante concernant la création d’un plan d’exécution de contenu :

  1. Etablissez un calendrier de publication en fonction de la fréquence idéale pour votre produit ou activité. Inspirez-vous de la concurrence si nécessaire.
  2. Mettez en place un processus de génération d’idées. Il peut s’agir de sujets élaborés sur la base d’études de la concurrence ou de proposition de vos équipes ou de vos clients par exemple. Dans tous les cas, il est intéressant de répondre à une réelle demande de lecteurs avant de se lancer dans de la rédaction.
  3. Formulez un brief le plus précis possible. Qu’il soit utilisé par vous-même ou par des tiers. Indiquez-y les différents chapitres ou visuels, mais également le ton à utiliser par exemple.
  4. Créer le contenu ou faites le créer sur la base du brief. N’hésitez pas à le revoir ou le corriger si nécessaire. De plus en plus d’études montrent une plus grande importance de la qualité que de la quantité.
Méthodologie permettant la création de contenu web.

Maintenir une rédaction web nécessite un plan structuré comprenant au minimum 4 étapes : un planning, l’idéation, les briefs associés et la création de contenu.

20. Négliger l’apparence d’un site (son design)

Le design d’un site est l’élément permettant de transformer une audience en clients.

Sur une site web, c’est le design qui incite l’utilisateur à effectuer une action. Le négliger provoque donc le risque de n’avoir aucune action utilisateurs sur un site web. Prenez Amazon par exemple. D’après vous, quelle est l’action recherchée par le site de e-commerce sur cette image :

Exemple de design Amazon poussant à la conversion.

Le design est utilisé pour guider l’utilisateur vers une action précise, correspondant à un objectif business. Dans un jargon marketing, le bouton « Ajouter au panier » s’appelle également un Call To Action (ou CTA).

Il s’agit évidemment de l’ajout au pannier d’achat. C’est un exemple d’expérience utilisateur poussant à la conversion vers un achat. Le design n’est néanmoins pas le seul élément de l’expérience utilisateur (« User Experience » ou UX en anglais).

Les différents éléments de l'expérience utilisateur.

Le design fait partie de l’expérience utilisateur (source : randsinrepose)

Afin de produire un design convaincant et attrayant pour l’utilisateur, il existe de nombreux sites mettant en avant des visuels à la mode. En voici 2 (+1) :

  • Le blog du web design : ce blog publie tout autant des design servant d’inspiration que des articles spécifiques sur certaines thématiques (les boutons, les menus déroulants, …). Il met également en avant des sites particulièrement réussi sur le plan du design, ces derniers pouvant également servir l’inspiration.
  • Webdesign trends : un site qui reprends les mêmes éléments, mais qui couvre également les différents outils utilisés par les designers. Une vrai mine d’information pour celui ou celle qui prendra le temps de s’y plonger !
  • CodePen : un site plus technique que les autres, découvert seulement récemment (malheureusement), entre l’outil collaboratif et la librairie de code CSS. Egalement une vraie mine d’or si vous prenez le temps de découvrir ce qu’il propose.

Il faut également noter que la notion de design est souvent subjective et pas systématiquement intuitive. Elle varie également culturellement. Pour cette raison, il est fréquent d’utiliser des tests A/B pour vérifier las plus-value d’un élément graphique.

21. Utiliser des images génériques

La facilité de création de sites internet accroit la nécessité d’être visuellement et fonctionnellement original. L’utilisation de photos génériques est le meilleur moyen de ruiner cette originalité en quelques secondes.

Il existe plusieurs banques d’images payantes (ex. Istock photo, 123rf, Adobe Fotolia, …). Le problème de ces bases est que leurs photos sont énormément utilisées par les webmasters, rendant les sites peu originaux. Pire encore, certains sites peuvent utiliser les mêmes photos, mais dans des contextes dégradants, offrant au passage une très mauvaise image pour votre site (vérifiez toujours ce point au moyen d’outils comme TinEye ou Google Image).

Pour créer des contenus de qualité, il existe 2 possibilités :

  1. Devenir « photographe » soi-même. Si l’on a un minimum de fibre artistique, c’est la solution idéale. Les photos seront parfaitement adaptées au contenu et totalement originales. La prise d’image pourra également être étendue à la vidéo dans ce cas.
  2. Retoucher des images de type « stocke » (provenant de bases de données commerciales) pour les adapter à ses besoins. Personnellement, j’ai récemment découvert un outil que j’apprécie : Infogram. Infogram permet de créer des infographies, mais peut également être utilisé pour faire de petites « amélioration » d’images (ajout de texte, …). Pour ce qui est de la retouche pure, les outils Adobe (Photoshop, Illustrator, …) restent la référence.

Comme le montre l’image ci-dessous, l’utilisation d’images réelles (même si leurs qualité de mise en scène est moindre) permet d’améliorer drastiquement les performance. La raison principale réside dans le facteur de confiance qu’elles procure.

Images commerciales ou réelles ?

Utiliser des images réelles (non issues de bases de données commerciales) permet d’améliorer la confiance que ressent le visiteur et ainsi d’accroitre les performances d’un site web.

22. Ignorer les contenus vidéo

Bien que les media vidéos soient en constante augmentation sur internet, seules 9% des petites entreprises utilisaient ce moyen en 2015.

Pourquoi cela ? Neil Patel suppose que la création de vidéos est plus intimidante pour son auteur que d’autres types de contenu. Il s’agit cependant certainement d’une question générationnelle cependant. Invité à un événement marketing il y a quelques semaines, j’ai pu constater qu’environ 75% des adolescents présents possédaient une chaine YouTube, sur laquelle ils publiaient fréquemment du contenu.

Cette multiplication des producteurs de contenu explique certainement la fabuleuse explosion du contenu YouTube ces derniers années (voir graphique ci-dessous).

YouTube : heures de vidéo téléchargées par minute de 2007 à 2015

Le nombre d’heures de vidéos Youtube consommées par minute est passé de 6 en juin 2007 à 400 en juillet 2015.

Ne pas capitaliser sur le contenu vidéo revient donc à ignorer une portion du contenu web qui devient aujourd’hui quasi majoritaire.

Dans l’article mentionné plus haut, Neil Patel indique un certain nombre de recommendation dans la production de vidéos pour internet :

  • Traitez d’un sujet qui intéresse les gens. Effectuez des recherche ciblées pour déterminer des sujets porteurs.
  • Renseignez largement les champs de description proposés par YouTube lors de la publication.
  • Encouragez votre audience à vous abonner à votre chaine.
  • Renseignez (et optimisez) la page d’accueil de votre chaine YouTube.
  • Répondez systématiquement (et rapidement) aux commentaires.
  • Effectuez des partenariats avec d’autres chaines et producteurs sur YouTube.

23. Ne pas soigner ses URLs

L’URL (l’adresse internet) d’une page est un élément tant graphique que textuel qu’il faut soigner, faute de quoi certaines pages seront au mieux peu visibles et au pire inaccessibles.

Ne pas se préoccuper de ses URLs peut apporter des problèmes de différents types :

  • Manque de lisibilité : l’URL ne donne pas, ou pas assez, d’information sur la page vers laquelle il renvoie (ex. www.monsite.fr/7892739048.html vs www.monsite.fr/trouver-un-logement.html).
  • « Duplicate content » et éléments inutiles : particulièrement dans les sites utilisant un CMS de type WordPress, les articles être préfixés par leurs catégories. Si ce point est mal géré (un article appartenant à deux catégories par exemple), du contenu similaire peut apparaître à deux adresses différentes (ex. www.monsite.fr/trouver-un-logement.html vs www.monsite.fr/categorie_1/trouver-un-logement.html).
  • Manque d’esthétique : les URLs particulièrement longs sont moins pratiques, lisibles et esthétiques que des URLs plus courts (ex. www.monsite.fr/trouver-un-logement.html vs www.monsite.fr/comment-trouver-un-logement-dans-un-marche-francais-particulierement-sature.html).
  • Problèmes d’encodage : l’utilisation des accents (même s’ils sont parfois reconnus) est à bannir des URLs (ex. www.monsite.fr/trouver-un-logement-a-paris.html vs www.monsite.fr/trouver-un-logement-à-paris.html).

Faire la promotion d’un site internet

Lorsque l’on parle de site internet, on entend souvent la phrase : « j’ai créé un site, mais je n’ai pas de visiteurs. Je ne comprends pas pourquoi ». Sur la base de mon expérience, la création d’un site représente environ 10%-20% de l’effort à mettre en jeu. Le reste concerne la promotion.

La promotion d’un site web, c’est la partie immergée de l’iceberg. On y pense rarement au moment de la conception, mais cette étape nous rattrape tous à un moment.

24. Négligé la promotion d’un site une fois conçu

Comme indiqué il y a quelques secondes, négliger la promotion d’un site web impliquera quasiment à coup sûr une absence de trafic.

Vous entendrez très souvent la phrase « créez du contenu de qualité et le reste se fera tout seul ». Il est vrai que le contenu de qualité est de plus en plus nécessaire. Cependant, sans le rendre visible, il ne vous servira pas à grand chose.

Dans un article dédié à la promotion de contenu (article en anglais), Brian Dean (probablement l’un des meilleur expert SEO au monde) explique l’importance d’une promotion très active de son contenu. Son message : même un excellent contenu est totalement inutile s’il n’est pas sujet à une promotion intense et multi-canal.

Pour ceux d’entres vous qui parlent anglais, la vidéo suivante est très instructive quant à l’importance de la promotion de contenu.

25. Se lancer tête baissée dans une campagne Adwords

Bien réglé, AdWords peut être une machine extraordinaire à générer du trafic. Mal paramétré, AdWords peut devenir une machine extraordinaire à dépenser de l’argent sans résultat.

Le danger typique lorsque l’on débute avec AdWords consiste à créer une campagne (parfois à l’aide d’un bon offert), de lier son compte à une carte de crédit (c’est une opération nécessaire) et d’oublier l’existence de cette campagne. La surprise en fin de mois n’est souvent pas bonne.

Au fil de son évolution, la version payante de la publicité sur Google (par opposition au référencement naturel) est devenu de plus en plus simple à mettre en place. En apparence. L’écran ci-dessous montre les premières étapes de la mise en place d’une campagne.

Mise en ligne d'une campagne AdWords.

Les premières étapes de mise en place d’une campagne AdWords sont très simples.

Il faut bien se rendre compte qu’AdWords représente la plus grande partie des revenus d’Alphabet (article en anglais), la société mère de Google. 2 types de promotions existent sur un moteur de recherche : le référencement payant et le référencement organique.

Plus le référencement naturel devient sophistiqué (intelligence artificielle, RankBrain, …), plus les revenus AdWords deviennent importants pour un moteur de recherche.

L’objectif de cet article n’est pas d’entrer dans les détails de la mise en place d’une campagne de référencement payant. Si toute fois vous y êtes intéressé, la section SEM du site Search Engine Land est un excellent endroit où se renseigner.

26. S’inventer un personnage

Depuis quelques années, avec entre autre l’avènement des réseaux sociaux, Internet récompense fortement l’intégrité.

Il est parfois nécessaire d’être anonyme sur internent. Dans tous les autres cas, se créer un faux personnage est une très mauvaise idée. Non seulement cette direction est très limitante (impossibilité de faire des vidéos ou photos personnelles par exemple), mais elle va totalement à l’encontre d’une mouvance d’internet allant vers plus de transparence.

Créer un faux personnage sur internet.

S’inventer un personnage sur internet va à l’encontre des codes récents et implique des limitations importantes (vidéos, photos, …)

27. Choisir un « mauvais » nom de domaine

Avez-vous entendu parler de la notion d' »exact match domain » ou EMD ? Non ? ALors ce chapitre n’a pas d’intérêt pour vous.

Pour les autres, cette notion est quelque chose de dépassé. Pire, il est même considéré comme une erreur de choisir un nom de domaine qui correspond exactement à une requête que vous cherchez à positionner.

Il est également important d’avoir la main mise sur votre nom de domaine. Pour les outils de création de site web, cela signifie souvent de passer à la version payante. Pour les hébergement standards, prenez le temps de comprendre comment acquérir vous-même le fameux URL.

Dans le cas où votre site se transformerait en un succès planétaire, ce simple conseil vous rapportera certainement beaucoup plus que les 26 précédents, malgré sa simplicité !

Recevoir des guides et stratégies sur la création de business web

Nous envisageons de créer des formations complètes sur la mise en place (et le déploiement) de stratégies web.

Nous tennons néanmoins à ce que ces formations ne soient pas utilisées à tout va, c’est pourquoi nous favorisons une diffusion sur demande et sujette à des critères de sélection pour les personnes intéressées. Cela permettra dans un deuxième temps d’échanger consécutivement sur les sujets abordés.

Si vous portez un intérêt particulier à la création de sites web (et en avez idéalement fait l’expérience vous-même), n’hésitez pas à nous soumettre votre demande.

Soumettre votre demande

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