Comment conserver son anonymat sur le net ?

Depuis quelques années, la question de l’anonymat en ligne fait débat. Conserver son anonymat sur le net devient un privilège, tellement que certains seraient prêts à mettre la main dans leur bourse pour qu’il n’y ait aucune trace de leur passage sur le net.

Qui pourrait leur en vouloir ? Qui d’entre vous serait partant pour divulguer les détails de sa vie privée ?
Tout le monde veut se sentir en sécurité, particuliers et professionnels. L’enjeu est donc de pouvoir naviguer librement, sans restrictions liées aux zones géographiques, sans censures ni espionnage malsain de nos historiques de recherche et de diverses informations/coordonnées strictement personnelles. Ne parlons même pas des tentatives de piratage.

Quelles solutions pour se débarrasser définitivement de sa paranoïa ou du moins de ses petites appréhensions et passer outre les blocages ?

Les Virtual Private Network en force

Les VPN cryptent les données qui transitent d’un appareil à un autre. Dans ce cadre, le terme « tunnel » est fréquemment employé puisque l’on transfère des données qui sont, à priori, impossibles à capter lors de leur petite expédition.

Dans la pratique, les données font l’objet d’un chiffrement opéré depuis la machine utilisant le VPN et qui garde son efficacité jusqu’à l’arrivée des informations au FAI qui ignore complètement le contenu de ce qui a été transféré.

Ensuite, le fournisseur d’accès réexpédie ces mêmes informations, toujours cryptées, au serveur VPN via internet. Ce n’est qu’après qu’elles sont déchiffrées pour arriver au bout du chemin (service ou site final).

Aucun individu n’est capable de vous traquer et vous restez anonyme grâce à un caméléonisme de votre adresse IP et une localisation changeante. Il est indéniable que les protocoles HTTPS et compagnie sont préconisés pour atteindre un niveau d’assurance assez confortable.

Un VPN n’est cependant pas uniquement voué à anonymiser les navigation. Les firmes y ont recours pour juxtaposer plusieurs sites géographiques sur un réseau local commun.

Le service VPN peut aussi servir à crypter d’autres protocoles que HTTP, comme le File Transfer Protocol qui comme son nom l’indique est axé sur le transfert de fichiers et plus précisément le partage sur un réseau TCP/IP. Même avec le développement du FTPS (S pour secure qui désormais s’impose comme suffixe à presque tous les noms de protocole), une maximisation de la sécurité n’est jamais de refus.

Le protocole FTP n’est pas sécurité. Les mots de passe sont envoyés sans aucune sécurité entre le client FTP et le serveur FTP. Pour l’accès aux mails on parle de protocole IMAP qui est également chiffrable grâce au VPN.

Par ailleurs, le débit de connexion dépasse celui des proxies puisque dans ce cas-ci, le serveur et l’utilisateur sont en relation directe.
Le hic, c’est que tout dépend de l’outil choisi. Sont répertoriés comme fiables HideMyAssPureVPN ou encore IPVanish qui sont les plus populaires au monde.

Est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?

  • Qu’importe votre choix, votre anonymat sera assuré, on vous fournira différentes adresses IP, un peu moins d’une centaine.
  • Crypter comme un pro c’est bien, crypter avec les standards des gouvernements c’est encore mieux.
  • Vous n’aurez plus à être bannis de certains sites avant même d’avoir pu voir à quoi ressemblait leur page d’accueil.
  • 30 jours de test vous sont offerts, le temps de vous convaincre. Le cas échéant, un remboursement est prévu.

Evidemment, il faudra ensuite payer son anonymat. Protection sur les réseaux wi-fi publics, amélioration de votre connexion quand le fournisseur d’accès limite les flux (streaming…) couplés avec les caractéristiques précédemment évoquées sont autant de raisons pour faire le pas. Oui, vous pourrez regarder le replay de vos émissions préférées sur les sites officiels des chaînes concernées même lors de vos déplacements à l’étranger !

Les élèves moyens de la sécurité sur le web, qui se débrouillent pas mal

Un serveur se connecte à un site à votre place puis se charge de vous renvoyer les informations. Qu’en dites-vous ?

C’est le principe d’un proxy. Ce n’est donc pas vous qui visitez en personne le site en question. Vous y êtes un parfait étranger. Cependant, c’est parfois la durée de transfert qui peut embêter. En effet, des proxies de certaines nationalités impliqueraient un rajout de quelques secondes de plus en comparaison à votre connexion avant de pouvoir afficher la page et ce à chaque lien cliqué.

Autre inconvénient, Ajax installé sur certains sites, les empêcherait de fonctionner lors de la détection de proxies.
En extension, vous avez Proxy SwitchySharp, le must de chrome.

Vous pouvez également faire appel au réseau TOR, facilement téléchargeable et disponible sous tous les systèmes d’exploitation. Mais il reste un peu contraignant : après avoir activé No-Script dans un premier temps, il faudra s’abstenir d’aller sur des sites tels que Facebook et Google qui font tout pour vous pister et éviter d’ouvrir des fichiers télécharges en étant sous Tor.

Ou vous pouvez vous contenter au moins de s’instaurer une hygiène de vie virtuelle, saine.
Suppression de cookies, dissimulation de votre user-agent (Extension Random user agent, user agent overrider, etc), changement de mots de passe fréquent : le moins que l’on puisse faire pour conserver son anonymat sur le net.

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