La notion de web sémantique, appelé aussi web 3.0, ne date pas d’aujourd’hui, mais d’il y a une déjà plus d’une décennie. A l’heure où les blogs se comptaient déjà par millions et que tout le monde découvrait les réseaux sociaux, on commençait à penser dans certains milieux en termes d’ontologies et de données structurées, pour préparer l’avenir du web. Ces concepts scientifiques commençaient à être intégrés à une certaine façon de voir internet et qui allaient prendre de l’ampleur dans les années qui suivirent. Aujourd’hui on peut clairement le dire : le web est sémantique.

C’est l’internaute qui est au cœur du système

L’internaute est l’acteur majeur d’internet, pas l’e-commerçant ni le géant de Moutain View, de Cupertino ou de Seattle. C’est autour de l’internaute que tout se construit, s’invente et se réinvente. Et c’est pour lui que des progrès sont faits en permanence.

C’est ce que l’on appelle la “customer centricity”.

customer centricity

Dans une notion de web sémantique, l’utilisateur se trouve toujours au centre de la démarche.

Bien sûr les entreprises qui mettent en place toutes les innovations qui font le web d’aujourd’hui ont des idées mercantiles : chaque fois qu’un nouveau service, une nouvelle fonctionnalité ou une nouvelle avancée technologique voit le jour, c’est une façon pour elles de gagner plus d’argent.

Mais ce qu’elles souhaitent, ces grandes sociétés, c’est que l’internaute soit de plus en plus à l’aise devant son ordinateur, quand il regarde des vidéos, échange avec ses amis ou ses collègues, réserve un billet d’avion, un appartement ou une chambre d’hôtel ou encore s’achète une paire de basket ou une nouvelle console.

Il faut que tout cela soit facile pour lui. Donc il faut que le service qu’il utilise comprenne ce dont il a envie pour lui répondre tout de suite du mieux possible.

Pourquoi dit-on que le web est sémantique ?

Or pour comprendre les intentions d’un utilisateur, il faut connaître sa langue car derrière les mots qu’il utilise sur un moteur de recherche, l’internaute révèle ses intentions : intentions d’achat, de divertissement, d’information, de communication…

Pour les géants du commerce en ligne et de la publicité sur internet, il est donc crucial de pouvoir comprendre ce que l’internaute souhaite. Or il existe des sciences humaines qui peuvent leur venir en aide dans ce domaine : les sciences du langage.

Parmi celles-ci, entre la phonétique, la sociolinguistique ou encore la sémiologie, on trouve la sémantique, la science des significations. Les concepts que développent les sémanticiens intéressent de près Google, Amazon et consort, parce que grâce à ces concepts, ils peuvent déterminer de façon plus précise ce que désirent les internautes et ce, en analysant les mots qu’ils emploient.

Sémantique et informatique

Le saviez-vous, l’étude programmatique du language naturel est un champs de plus en plus étudié. Les applications deviennent de plus en plus capable de comprendre ce que nous voulons et disons.

Siri et Alexa en sont des exemples, mais les moteurs de recherche utilisent également ces techniques pour améliorer les résultats de recherche. C’est de ce point dont il est question lorsque l’on parle de “recherche sémantique“.

Analyser une phrase

Comme le montre l’image ci-dessus, une étape importante consiste à reconnaître les différents éléments d’une phrase. Pour les plus motivés d’entre vous, il est possible de créer son propre analyseur de phrase. Vous trouverez un exemple ici.

Et le contenu dans tout cela ?

Si l’on prend en considération le fait que la sémantique est maîtresse du jeu, il faut donc construire ses stratégies de SEO en fonction d’elle.

En clair, quelle que soit la thématique que l’on aborde sur son site, il est absolument indispensable que les contenus de son site soient riches, c’est-à-dire qu’ils soient enrichissants pour celui qui les lira.

Google (et les autres moteurs de recherche comme Bing ou Yahoo) procédera à une analyse des textes et de tout ce qui les illustre (images, citations, liens, …). C’est pour cette raison qu’une sélection minutieuse du contenu est importante.

Par son analyse, le moteur de recherche déterminera si ces contenus apportent vraiment une information qui intéressera l’internaute, en fonction de ce qu’il a indiqué de ses intentions dans sa recherche.

En clair plus un texte est aéré, bien mis en forme, illustré mais aussi et surtout que son vocabulaire circonscrit bien tout le champs sémantique de la thématique de la page, indiquée dans la balise <title> et les balises <Hn>, plus Google et les autres vont considérer qu’il est riche.

Comment organiser son contenu sémantique?

Il existe des moyens “d’aider” les moteurs de recherche à mieux comprendre un champs sématique. Il est probable que ces éléments seront moins importants dans le future. Ils restent néanmoins un point central du référencement naturel (le SEO) aujourd’hui.

La balise meta <title> indique ce qui va se trouver dans la page. Les balises <Hn> (H1, H2, H3, ..), qui découpent le contenu en plusieurs parties distinctes, sont là pour confirmer que le texte traite bien du sujet en question.

Si, de surcroît, le contenu rédactionnel vient confirmer, de la façon la plus exhaustive possible, que l’internaute trouvera une information complète sur le thème, alors on marquera des points en matière de SEO.

Dès lors le potentiel de positionnement de la page sera plus puissant, parce que l’expérience de l’utilisateur de cette page correspondra censément à ce qu’il souhaitait trouver, par rapport à ce qu’il a indiqué au moteur de recherche par les mots qu’il a employés pour formuler sa requête.

Petite parenthèse sur la sémantique et le référencement payant

On mentionne souvent le SEO en relation avec la notion de sémantique. C’est parce qu’un bon référencement passe de plus en plus par des signaux positifs en relation avec l’expérience utilisateur, qui elle est fortement reliée à la cohérence d’un thème abordé sur une page.

Cependant, tous les canaux d’acquisition sont concernés et le référencement payant (de type AdWord) n’échappe pas à la règle. Une part importante de la performance d’une campagne PPC repose sur le “quality score” qui intègre la notion de “qualité de la page de destination”.

De ce point de vue, la sémantique ne doit pas être cantonnée au référencement naturelle, mais bien à une approche orientée utilisateur, valable dans n’importe quelle interaction avec ce dernier.