Lorsque l’on entame un nouveau projet, en l’occurrence la migration de son site, on travaille généralement en local avant de passer en ligne.

Autrement dit, vous effectuez une simulation de serveur web sur votre ordinateur.

Pour ce faire, un bon nombre d’outils sont mis à votre disposition. Vous avez le choix entre EasyPHP (windows), XAMPP (windows, Linux, Mac OS X et Solaris) ou encore ZazouMiniWebServer.

ZMWS s’installe partout et peut être déplacé d’un périphérique à un autre. Vous pouvez donc utiliser un disque dur au boulot et basculer sur une clé usb à l’issue d’un simple copy paste, une fois chez vous.

Le paquet ZMWS comprend PHP 5, MySQL 4, PHP MyAdmin, SQLiteManager et Webaliser pour les statistiques. (Le tout dans un volume de moins de 8 Mo).

Il y a aussi Caddy, le serveur web local prend en charge HTTP / 2, IPv6, Markdown, WebSockets, FastCGI et bien plus.

Pourquoi travailler en local ? L’alternative est utile dans diverses situations :

  • Vous êtes chez grand-mère qui ne sait toujours pas comment vous faites pour passer des coups de fil sur ce qu’elle appelle une brique de 5,5 pouces, sans touches. Ou alors, en vacances mais pas totalement déconnecté de la vie de tous les jours, l’envie vous prend de faire avancer votre projet tout en étant affalé sur votre transat au bord de la mer. Bonne nouvelle, même sans aucune connexion internet en vue, vous pouvez bosser.
  • Le serveur web local répond plus rapidement lorsqu’une mise à jour ou un chargement d’images s’impose.
  • Vous utilisez un logiciel de gestion de versions décentralisé, à l’instar de Git.

Certains diraient qu’il serait plus judicieux d’utiliser VMware ou Oracle VM VirtualBox et autres pour du sur mesure. Mais, il faudra plus de connaissances techniques pour réaliser un serveur virtualisé que pour une solution standardisée, réputée facile d’utilisation.

Concrètement, migrer c’est déménager un site d’un serveur à un autre avec ou sans changement de nom de domaine.

Téléchargement des fichiers et contenus du site

Tout d’abord, il faudra sauvegarder votre site. Il s’agit simplement d’un download sur votre PC.

Pour cela, vous devrez vous connecter par FTP à l’aide de CoffeCup, Cyberduck, SmartFTP et autres pour transférer la totalité des fichiers sur votre ordinateur.

Donc, pour WordPress, les fichiers à transférer engloberont la structure WordPress et tout ce qui s’y rattache comme extensions, thèmes, plugins, bref tout votre répertoire WordPress.

Prenez soin de copier les fichiers cachés tels que le .htaccess file que vous trouverez à la racine de votre répertoire.
La racine correspond au contenu qui se charge quand les internautes accèdent à votre nom de domaine.

La racine du site web diffère en fonction du nom de domaine qui peut être de nature primaire ou secondaire (Addon) et on parle également de sous-domaines.

/public_html devrait être le dossier de votre nom de domaine primaire. Plus de détails sur votre compte cPanel.

Exporter votre base de données

À ce niveau, il faudra se connecter à l’interface web de phpMyAdmin ou Sequel Pro pour sélectionner la base à exporter.

Si à cet instant T, vous ne disposez pas de votre MDP, identifiant, hôte et nom de la base de données, faites un saut dans le wp-config.php de votre site WordPress.

Les paramètres à modifier sont les suivants :
• Méthode d’exportation : « Personnalisée » et non pas « rapide » qui n’affichera qu’un minimum d’options.
• Tables : Sélectionnez toutes les tables. En principe, elles le sont par défaut.
• Sortie : Cochez « Diriger la sortie vers un fichier » et choisissez « gzippé » là où il y a marqué Compression.

Exécutez et vous aurez téléchargé votre base de données archivée qui permettra de migrer vers la version en ligne.

Importer en ligne la version locale, dernière étape de la migration de son site

Pour ce faire, vous devrez repartir faire un tour sur phpMyAdmin et ériger une nouvelle base de données en vous connectant grâce aux éléments de connexion du nouveau serveur, reçus par email.

Vous pouvez maintenant les insérer au sein du wp-config.php.

migration-web
Méfiez-vous des suppressions de guillemets ou d’espaces.
Donnez un nom à votre nouvelle base et faites en sorte qu’il n’incarne pas la simplicité.

Cliquez sur Importer et parcourez vos fichiers pour choisir le bon.
Nul besoin de cocher ou décocher des cases, mettez ensuite à jour l’intégralité des anciennes URL pour qu’elles correspondent à votre nouveau site. Le Search Replace DB d’Interconnectit vous sera d’une grande utilité.

En étant méthodique, appliqué et attentif, la migration de son site devrait bien se passer.

Vous n’avez plus qu’à vérifier qu’aucun problème ne survient lors de l’ouverture du site.