L’Europe envisage finalement de supprimer ces fameux pop-ups qui nous incitent à accepter l’utilisation de cookies.
Ces pop-ups tout aussi intrusifs qu’ennuyants sont le produit d’une loi de l’Union européenne adoptée en 2012.

À quoi servent les cookies, que sont-ils ?

L’intention était de protéger la vie privée des utilisateurs, en obligeant les entreprises à obtenir leur consentement pour collecter des informations personnelles.
Avant, il nous était possible de surfer sur le net sans aucun désagrément.
Netscape permettait de refuser, en quelque sorte, tous les cookies sans aucune intervention humaine.
Aujourd’hui, les cookies font le bonheur des webmasters qui en apprennent plus sur nous. Ils réjouissent également les publicitaires qui se font une joie d’accumuler des tonnes de données pour dresser des profils de consommateurs et peaufiner leur ciblage marketing.
Par exemple, si vous consultez une fiche produit sur un site e-commerce, la photo qui y est associée vous sautera aux yeux sur tous les sites qui affichent de la pub.
Seul avantage, les cookies permettent d’éviter de s’authentifier indéfiniment à chaque requête.
Mais en réalité, les internautes n’ont pas réellement le choix. Trop pressés de lire la nouvelle du jour, le synopsis du film qu’on leur a conseillé de voir ou de parcourir l’explication de l’équation E=mc2 ,ils s’empressent de faire disparaître cette monstrueuse bannière.
Qu’on ne se le cache pas, tout le monde clique sur OUI.
Et puis, comment refuser lorsque certains sites vous indiquent que ces cookies sont nécessaires au bon déroulement de votre navigation.
Les cookies sont placés sur les ordinateurs des internautes. Ils contiennent des informations sur l’utilisateur, tels que les autres sites qu’ils ont visités ou d’où ils se connectent. Ils sont largement utilisés par les entreprises pour diffuser des annonces ciblées aux utilisateurs.
Heureusement, l’éventualité qu’ils prennent le large n’est pas qu’une rumeur.

Se débarrasser des pop-ups soi-même ou laisser faire l’Union européenne

Reuters a mis la main sur un document en rapport avec une nouvelle loi sur la sécurité. (qui devrait être proposée par l’Union européenne).
Celle-ci introduirait de nouvelles règles, plus strictes aussi bien pour les webmasters que pour les acteurs de la publicité. Traiter les données des utilisateurs devra s’opérer différemment.
La loi supprimerait l’obligation pour les sites web de demander l’autorisation de placer des cookies sur les ordinateurs des utilisateurs.
Jusque là, il fallait sortir l’artillerie lourde : adblock-policyrequest-noscript-selfdestructing cookies pour se débarrasser de ces pop-ups gênants.
Maintenant, si un utilisateur a déjà consenti par le biais des paramètres de confidentialité de son navigateur web à autoriser les sites à placer des cookies, son « tick » sera considéré comme un consentement implicite.
Si vous ne cochez pas la case « Allow local data to be set » dans l’onglet Content Settings sur Google Chrome, à titre d’exemple, vous ne saurez même plus à quoi ressemblait un pop-up cookies.
« Si les navigateurs sont équipés d’une telle fonctionnalité, les sites web qui souhaitent tirer profit des cookies à des fins de publicité comportementale peuvent ne pas avoir besoin de mettre en place des bannières demandant leur consentement dans la mesure où les utilisateurs peuvent donner leur consentement en sélectionnant les bons paramètres dans leur navigateur » faisait remarquer le draft évoqué par Reuters.
Un porte-parole de la Commission européenne a refusé de commenter lorsqu’il a été approché par Reuters. Cependant, il a déclaré que l’objectif du projet était d’adapter les règles de l’ancienne loi à la régulation sur la protection des données qui entrera en vigueur en 2018, en commençant par simplifier les dispositions pour les cookies.