L’intelligence artificielle révolutionne les usages. Les media sociaux n’échappent pas à la règle : les chatbots utilisés sur Facebook Messenger en sont une bonne illustration.

Qu’est-ce qu’un chatbot ?

Chez Facebook, les chatbots sont apparus en 2016. Un chatbot est un programme informatique permettant de répondre de manière (plus ou moins) intelligente à un utilisateur humain. Plus que répondre, les chatbots performants sont capable d’entretenir une réelle conversation.

Il existe des versions plus ou moins complexes de chatbots. Au coeur de la question : la capacité du robot à comprendre l’intention humaine. Pour ce faire, les algorithmes associés à ces robots doivent apprendre à interpreter le language humain dans toute sa complexité.

Les implémentations « classiques » de ces algorithmes de compréhension du langage ont été développées de manière particulièrement impressionnantes par IBM (dans le cadre de son produit Watson) et Microsoft.

Pourquoi créer un chatbot pour Facebook messenger ?

La première raison (de mon point de vue) pour créer un chatbot Facebook est la notion de « reach« .

Il est probable que cette phrase génère beaucoup de réactions hostiles :). Laissez moi donc expliquer.

Sur Facebook, le reach est la mesure du nombre de personnes exposées à une publication. Plus le reach est élevé, plus le nombre de personnes touchées par de la communication est important. Le reach est donc important dans le sens ou il défini la taille d’une audience cible.

Le lien entre chatbot et reach

C’est à ce stade que la discussion devient potentiellement contestable pour certains. Car il n’existe pas de lien strictement documenté entre le reach et l’utilisation de messenger sur une page Facebook.

Cependant, l’utilisation d’un robot conversationnel (s’il est bien implémenté), permet d’offrir rapidement une réponse pertinente à une personne intéressée par une page Facebook. En conséquence :

  1. l’expérience utilisateur est largement améliorée
  2. la page pourra bénéficier de l’indication dénotant un compte très actif sur messenger

Il est très probable que ces deux facteurs impliquent une augmentation du reach Facebook puisque l’objectif de Facebook est de récompenser les pages contribuant à une expérience utilisateur supérieur.

Le premier point y contribue directement alors que l’apparition du fameux badge incite l’utilisateur à engager une discussion (sur la base de la « promesse » d’une réponse rapide) et de ce fait peut également être associé à un signal positif pour la page.

Un chatbot : pour qui ?

Toute personne ayant une activité sur Facebook Messenger pourrait être intéressée par la mise en place d’un chatbot.

De mon point de vue, cette technologie est particulièrement adaptée aux petites entreprises et aux auto-entrepreneurs. Dans ces structures, il est difficile de s’adjoindre d’équipes de vente ou de call center pour répondre en tous temps. Le robot conversationnel prend donc tout son sens.

Comment s’y prendre (une méthode parmi d’autres…) ?

Il existe une infinité de manière de créer soi-même un chatbot Facebook. Beaucoup sont extrêmement techniques, alors que d’autres sont bien plus abordables.

De nombreux échecs…

Avant de vous montrer la manière qui me semble être la plus simple, j’aimerais m’attarder sur mes nombreux échecs.

Ma première idée a été de créer un chatbot Python, déployé sur AWS Lambda. J’ai suivi ce tutoriel (très bien fait), mais la route s’est révélée être semée d’embûches pour moi : complexités techniques, problèmes d’authentification, difficultés de développement local, …

Ca n’était pas de la faute du tutoriel, l’essai d’une autre approche a conduit au même résultat. C’est donc mes capacités techniques qui sont à remettre en question.

De mon point de vue, le développement complet d’un chat bot est donc certainement très puissant mais devrait être pris en charge uniquement par des personnes possédant les capacités techniques de le faire correctement.

… et une méthode qui a fonctionné (dans mon cas)

Il s’agit de l’application Chatfuel. Il en existe beaucoup d’autres (ManyChat, Botsify, …) mais ma préférence s’est portée sur Chatfuel pour sa simplicité absolue. Dans tous les cas, il vous faudra passer du temps à comprendre vos interlocuteurs (ou plutôt ceux du robot) pour aider le chatbots à mieux répondre. Pour cette étape, un produit simple est parfaitement adapté.

Il est possible qu’une fois mes premières armes faites sur Chatfuel, je change pour une version plus complète. Voire même pour un développement spécifique de chatbot.

Chatfuel, une manière facile de créer des chatbots Facebook Messenger.

Lors de la création d’un compte, Chatfuel se connecte directement à votre compte Facebook. Cela rend le login simple et permet au chatbot d’être directement opérationnel.

Les templates Chatfuel

Les « modèles » proposés par ChatFuel sont présentés comme des tutoriels de création de robots. En réalité, ils peuvent être utilisés pour créer un premier chatbot un peu plus intelligent que ce que vous feriez (en tout cas plus intelligent que ce que j’aurais réussi à faire tout seul au début).
Les modèles de chatbots chatfuel.

J’aime particulièrement le modèle de segmentation. Il permet, sur la base d’une interaction avec un visiteur, de mieux comprendre ses attentes pour l’inscrire dans une liste de diffusion future.

A l’heure où la création de communautés est absolument cruciale dans une démarche web-marketing bien articulée, la capacité de segmenter son audience est une étape à ne pas négliger.

La création du premier chatbot

La création des premiers chatbots est très intuitive. Elle commence par un message d’introduction (activé lors du lancement d’un chat) et un message par défaut (publié par défaut lorsqu’une autre réponse n’est pas plus adaptée).

Il est ensuite possible de monter en complexité en créant des séquences (séries de messages séparés par un intervalle de temps – en heures, jours, …) ou des réponses spécifiquement définies pour des situations données.

Dans le cas de réponses spécifiques, le module « AI » (pour « intelligence artificielle ») permet de faire correspondre un texte du visiteur avec une réponse que l’on veut lui exposer.

Créer un premier chatbot sur Chatfuel.

Une fois que le robot aura tourné un petit moment, il est possible de créer des audiences et d’obtenir des statistiques sur les réponses.

Les prix de Chatfuel

De mon point de vue, Chatfuel propose une offre attractive compte tenu du bénéfice qu’il apporte.

Le compte « pro » initial coûte 30 $ par mois et permet d’éliminer les publicités ChatFuel dans les conversations du robot. Bien qu’il s’agisse du principal avantage dans un premier temps, un autre point devient rapidement crucial : la gestion des audiences.

Une fois les premières interactions effectuées, le bot est capable d’inscrire les visiteurs déjà contactés à des « séquences ». L’outil se transforme alors en un vrai outil de marketing de type e-mailing (en plus sophistiqué).

Partagez vos chatbots !

Voilà, j’espère que l’article vous à un peu éclairé sur la simplicité de mise en place d’un chatbot pour Facebook Messenger. Je suis prêt à parier que la mise en place de votre premier chatbot ne prendra pas plus de 10 minutes !

N’hésitez pas à partager vos chatbot, c’est de cette manière que l’on progresse.